Octobre042026
UNE PETITE BALADE ?
Ton chemin des toxiques t’a mené sur le mien. Deux voies différentes qui se rejoignent dans ce carrefour. Te voilà dans ma rue sur le pas de ma porte.
Moi j’ai choisi de changer d’itinéraire. Mes toxines n’étaient pas les tiennes mais tout comme toi j’ai décidé d’emprunter la route de la sobriété.
Me suivras-tu sur ce sentier ?
En ferons-nous une voie et une voix commune ?
Ou me prendras-tu la main pour quelques pas seulement avant que l’on ne rebrousse chemin ?
Plus d’expérimentations hasardeuses.
Plus de tests en double aveugle.
Plus d’hypothèses en arbre des possibles.
J’ai envie de vagues.
Pas du ressac de tes apparitions et disparitions.
Pas de la danse de mes émotions.
J’ai envie de mouvement.
Celui de ton bassin contre le mien et de mon visage reposant sur ton torse qui monte et descend au rythme de ta respiration.
Je veux du jeu sans compétition.
Je veux du lien sans nœuds.
Je veux de l’amour sans puzzle.
J’ai envie des étoiles sans la nuit sombre.
Dans tes yeux et dans les miens.
Je veux tes yeux à me scruter.
Je veux tes yeux à me raconter.
Je veux tes yeux pour m’y perdre un peu.
Je veux ta bouche pour me sourire.
Je veux ta bouche pour l’embrasser.
Je veux ta bouche pour entendre tes mots parfois durs mais souvent justes.
Je veux ta bouche au creux de mon cou.
Je veux tes yeux à mon réveil demain.
J’ai envie de t’aimer aussi. Dans ma chair endolorie, dans ma tête écorchée et même dans mon cœur abîmé.
Je veux ton souffle sur ma nuque.
Je veux ton souffle sur mes idées.
Je veux de l’aide pour respirer.
Expiration. Inspiration.
Je veux des palpitations et des tremblements.
Pas parce que j’attends ton message mais parce que j’ai plaisir à voir tes yeux me sourire ou à sentir ta bouche me regarder.
Je veux de la constance et de la régularité.
Je veux de la stabilité et de la fiabilité.
Je veux du désir et de la tendresse.
Je veux du temps et de l’instant.
Je veux du cœur et du cul.
Je veux ta tête et tes mains.
J’ai envie que tu regardes ta main sur mon sein, que tu prennes l’autre dans ta bouche. Et que tu déposes ta tête au creux de ma poitrine pour entendre mon cœur frapper fort à ton oreille.
J ai envie que tu m’aimes un peu.
Ici et maintenant.
Plutôt bien. Plutôt mieux.
Pas comme un fou.
Parce que fou tu l’es sûrement déjà un peu.
Alors me suivras-tu ? Ai-je eu raison de laisser ma main dans la tienne le long de cette balade ?